Les États-Unis et l’ordre énergétique mondial : politiques, risques et leadership

Septembre, 2026
Par Casey Merriman, Abhi Rajendran, Ian Nathan

Les États-Unis abordent la seconde moitié de la décennie en tant que premier producteur mondial de gaz naturel, de pétrole brut et d’hydrocarbures liquides. Ils en sont toutefois aussi le premier consommateur, ce qui leur confère une position unique au moment où ils réfléchissent à l’avenir de l’énergie et à leur place dans l’ordre énergétique mondial. Le pays est également une démocratie dont les politiques sont redéfinies, parfois radicalement, à chaque nouvelle administration.

Ce rapport d’Energy Intelligence examine l’interaction entre ces deux réalités. Il analyse la façon dont Washington conçoit son rôle de premier producteur mondial d’hydrocarbures dans un ordre énergétique mondial en évolution, les écarts de discours entre les récentes administrations et l’influence réelle de ces positions sur l’offre.

Cette note a été élaborée en partenariat avec l’Institut de l’énergie Trottier (IET) dans le cadre du Global Energy Outlook Forum, qui réunit des dirigeants internationaux du secteur de l’énergie autour des enjeux les plus pressants auxquels le Canada fait face dans la transition énergétique mondiale.

 

Faits saillants

  • La sécurité énergétique des États-Unis repose sur une production intérieure de pétrole et de gaz résiliente et à faible coût. Cette production protège le pays des chocs de prix qui frappent les économies dépendantes des importations.
  • L’influence présidentielle sur l’offre américaine de pétrole et de gaz est limitée. D’une administration à l’autre, la croissance de la production a été portée par l’efficacité opérationnelle et la réduction des coûts, plutôt que par les politiques publiques.
  • Grâce à un gaz naturel abordable, les consommateurs américains ont été largement épargnés par les flambées des prix de l’électricité observées ailleurs. La hausse des prix est néanmoins de plus en plus attribuée, souvent à tort, aux politiques en faveur des énergies renouvelables.
  • Les délais d’obtention des permis ralentissent autant les projets d’énergies fossiles que ceux d’énergie propre. Ce constat représente un rare terrain d’entente d’un bout à l’autre de l’échiquier politique.
  • Pour les nouvelles installations de production d’électricité, le solaire et l’éolien terrestre sont désormais moins coûteux que les turbines à gaz. Ce jalon a été franchi des années plus tôt que prévu dans les projections antérieures.
  • Portés par la rentabilité du solaire et par la demande des centres de données liée à l’intelligence artificielle (IA), les capitaux privés continuent de stimuler la croissance des énergies renouvelables, quel que soit le climat politique.
  • D’ici la fin de la décennie, c’est l’abordabilité de l’énergie, plutôt que la décarbonation, qui demeurera le principal moteur politique.

À propos de l’auteur

Casey Merriman

Responsable des Amériques, Energy Intelligence

Casey Merriman est responsable des Amériques et responsable du Competitive Intelligence Service (service de veille concurrentielle) chez Energy Intelligence.

À ce titre, elle dirige la couverture éditoriale de l’entreprise pour l’hémisphère occidental, qui porte sur les marchés du pétrole, du gaz et du GNL, la géopolitique, les énergies sobres en carbone et les stratégies d’entreprise. Elle coordonne ce travail entre les bureaux de Houston, de Washington et de New York, en étroite collaboration avec le réseau mondial de bureaux d’Energy Intelligence. Elle supervise également l’ensemble de l’offre mondiale d’Energy Intelligence en matière de nouvelles, d’analyses, de recherches et de données axées sur les stratégies d’entreprise.

Casey s’est jointe à Energy Intelligence en 2008, où elle couvrait les grandes sociétés pétrolières occidentales ainsi que le secteur amont américain et l’essor du schiste. Elle a assuré la direction éditoriale de plusieurs publications, dont Petroleum Intelligence Weekly, Energy Intelligence Premium et Energy Intelligence Finance.

Ses propres textes portent en grande partie sur l’évolution des risques et des incertitudes auxquels fait face le secteur du pétrole et du gaz, sur les stratégies d’entreprise et sur les liens entre ces stratégies et les grandes tendances des marchés et des politiques publiques.

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Abhi Rajendran

Directeur de la recherche sur les marchés pétroliers, Energy Intelligence

Abhi Rajendran est directeur au sein d’Energy Intelligence Research. Les principaux champs d’expertise d’Energy Intelligence Research comprennent la transition vers une économie sobre en carbone, les stratégies d’entreprise et la veille concurrentielle, les marchés du pétrole, du gaz et du GNL, ainsi que les risques non géologiques.

M. Rajendran dirige la recherche sur les marchés pétroliers, qui s’appuie sur les données fondamentales de l’entreprise relatives à l’offre, à la demande et aux prix du pétrole pour établir des prévisions sur un horizon stratégique de dix ans. Il est chargé de cerner et d’analyser les grandes tendances qui touchent les sous-secteurs de l’amont à l’aval (raffinage, pétrochimie), ainsi que d’autres domaines liés à l’énergie en Amérique du Nord, à l’analyse financière et d’entreprise, aux services pétroliers et au GNL. Il contribue également à la couverture intégrée des autres secteurs de recherche, de même qu’à des mandats de service-conseil sur mesure portant sur l’analyse du marché pétrolier et les stratégies d’entreprise.

Avant de se joindre à Energy Intelligence en juillet 2017, M. Rajendran a passé deux ans comme investisseur dans les secteurs suivants : énergie (sociétés d’exploration et de production, services pétroliers, infrastructures et sociétés en commandite cotées en bourse, grandes pétrolières et sociétés intégrées), énergies renouvelables, raffinage et produits chimiques (pétrochimie, chimie de spécialité). Il a également été analyste en recherche sur les actions du côté vendeur pendant sept ans, dont cinq chez Credit Suisse. Il y était analyste responsable des secteurs des sociétés en commandite cotées, des infrastructures et du GNL, en plus de couvrir le secteur de la chimie.

M. Rajendran est titulaire d’un baccalauréat en informatique et en économie de l’Université Cornell et d’une maîtrise en gestion des systèmes d’information de l’Université Carnegie Mellon.

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Ian Nathan

Directeur de la recherche sur le gaz et le GNL, Energy Intelligence

Ian Nathan dirige l’équipe de recherche sur le gaz et le GNL d’Energy Intelligence. Ses champs d’expertise comprennent les moteurs de la demande, les risques d’approvisionnement, les tendances en matière de contrats et de prix, les priorités gouvernementales, les stratégies d’entreprise liées à la chaîne de valeur du gaz et le développement de nouveaux marchés.

Lors de conférences internationales sur le gaz et le GNL, il a présenté des exposés sur les scénarios de demande de GNL induits par les politiques publiques, l’ambiguïté des stratégies gazières des entreprises, les cadres d’évaluation des risques des projets de GNL, le GNL à faibles émissions de carbone, les défis de la tarification mondiale du gaz, le développement de nouveaux marchés, l’évolution des politiques gazières en Asie et les répercussions de la surabondance de GNL. Récemment, il a assuré l’évaluation par les pairs de la 7e édition du Global Gas Outlook 2050 du Forum des pays exportateurs de gaz.

M. Nathan a consacré sa carrière à l’analyse des questions énergétiques et à des services-conseils auprès de sociétés pétrolières, d’investisseurs institutionnels et d’autres parties prenantes sur les marchés, les occasions et les risques liés au pétrole et au gaz. Il a contribué à plusieurs publications d’Energy Intelligence et a été à quatre reprises rédacteur en chef du classement Energy Intelligence Top 100: Global NOC and IOC Rankings.

Avant de se joindre à Energy Intelligence, M. Nathan a été directeur adjoint, Recherche énergétique et géopolitique, chez Burnham Securities, et vice-président adjoint, Recherche énergétique et géopolitique, chez Hoenig & Co. Il s’y consacrait aux marchés pétroliers ainsi qu’aux régions du Moyen-Orient et de l’ex-Union soviétique.

M. Nathan est titulaire d’une maîtrise en économie politique internationale et en développement de l’Université Fordham et d’un baccalauréat en science politique de l’Université George Washington.

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Merriman, C., Rajendran, A. and Nathan, I. (2026). Les États-Unis et l’ordre énergétique mondial : politiques, risques et leadership, L’Accélérateur de transition et Institut de l’énergie Trottier